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Les 4 principaux obstacles à un leadership efficace

La difficulté à gérer des hommes provient plus souvent de croyances erronées que d’une réelle incompétence en management. A la base de nombreux conflits et autres procès d’intention, se trouve la plupart du temps un préjugé bien ancré qui fausse la communication. En voici 4, parmi bien d’autres, qui répandent inertie et démotivation…

Il suffit de mettre des gens ensemble pour qu’ils travaillent en équipe avec le sens du collectif
L’idée que le regroupement d’individus suffit à former une équipe efficace est une des croyances les plus répandues et les plus dommageables à l’entreprise.
Tel ce comité de direction dont chaque membre, hyper-compétent dans son domaine, déplorait le mauvais fonctionnement. A l’origine du problème, une certitude erronée : il suffit à chacun de communiquer ce qu’il fait pour que le groupe fonctionne. En réalité, il semble que l’esprit d’équipe ne peut souffler qu’à plusieurs conditions.
1. Que tous les membres de l’équipe aient un objectif d’équipe commun et s’y tienne. Pour le comité de direction cité plus haut, il s’est agi, notamment, d’améliorer collectivement l’image déplorable de l’entreprise au sein du groupe auquel elle appartenait ;
2. Que soient régulièrement organisées des réunions exclusivement consacrées à la vie de l’équipe ; ces rencontres sont l’occasion
- De prendre des décisions importantes en commun et d’établir les règles de l’équipe. Exemple : ne pas accepter de la part des n-1 des critiques relatives aux autres membres du comité de direction,
- d’exprimer les non dits et les conflits éventuels. Exemple : pourquoi le port du casque est-il obligatoire pour certains départements et pas pour d’autres.
Ces rencontres d’équipe agissent comme les entraînements des teams sportifs, elles sont indispensables aux performances durables de l’entreprise.


J’ai expliqué une fois à mes collaborateurs ce qu’ils doivent faire, il n’y a aucune raison qu’ils ne le fassent pas
« Je ne sais plus ce qu’il faut faire ; j’ai organisé une réunion avec mes collaborateurs pour leur expliquer le nouveau projet et je constate que rien n’avance comme il faut ». La déception exprimée dans ce témoignage de dirigeant résulte d’une croyance fortement répandue, à savoir, « si je dis une fois ce qu’il faut faire, ça doit être fait. » Ce résultat idyllique est rarement atteint dans la pratique pour cause de délégation bâclée. Selon le sociologue Pierre Morin, « Dans management participatif, il y a le mot management. C’est souvent à défaut de management qu’on fait du soi-disant participatif. Les chefs d’entreprise sont souvent très étonnés quand on leur dit que plus ils vont déléguer, plus ils vont devoir superviser. Une délégation ne peut être réussie que si vous partez du principe suivant : je vous délègue de l’autonomie, des moyens pour atteindre des objectifs que nous allons clairement définir ensemble. Mon rôle est de m’assurer que vous avancez lors de rendez-vous périodiques où nous ferons le point sur la situation. S’il n’y a pas ce mécanisme réciproque de délégation et de clarification des objectifs, il y a largage, dérive et naturellement au bout d’un moment, recentralisation et reprise en main. C’est à ce moment là qu’on dit : vous voyez bien, si on veut que les choses soient faire, il faut les faire soi-même. »

Ce projet m’intéresse, il plaira automatiquement à mes collaborateurs
Les managers créatifs pensent dur comme fer que leur enthousiasme pour la nouveauté est automatiquement contagieux auprès de leurs collaborateurs. Tout manque de réactivité ou d’engouement de la part de ceux-ci est interprété comme une démotivation, un manque d’implication voire même de l’incompétence. Ce serait oublier un peu vite qu’il n’y a pas de gens non motivés. Tout le monde est motivé, le problème est de savoir par quoi. Si la nouveauté et le changement font vibrer le créatif, il n’en sera pas nécessairement de même pour un logisticien, un comptable ou un commercial. Pour stimuler l’engagement de chacun, mieux vaut faire le deuil d’une complicité naturelle et rechercher ce qui, dans le changement, sera de nature à intéresser chaque catégorie de collaborateur.
Pour partager ses idées et son goût pour l’innovation, le dirigeant aura tout intérêt à s’intégrer à un réseau de « pairs » avec lesquels il pourra discuter d’égal à égal de ses engouements, de ses questions et de ses expériences.


Fêter une victoire ou un succès d’équipe n’est pas indispensable et/ou nécessite obligatoirement une grosse dépense d’argent
Contrairement à une croyance bien établie, la célébration des succès d’équipe, du plus modeste au plus retentissant, n’est pas anodine quant à ses résultats. La reconnaissance est un encouragement puissant pour améliorer la performance d'équipe. Les collaborateurs apprécient les félicitations, surtout si celles-ci sont formulées de manière directe, immédiate, sincère et en étroite relation avec ce qui vient d'être accompli. Les équipes ont besoin de ressentir que leur contribution au projet d'entreprise est appréciée. Le mode de reconnaissance le plus efficace est souvent personnel et spontané, pas forcément financier, et vient directement du chef d'équipe, de son responsable hiérarchique. La reconnaissance peut être formulée à travers un simple remerciement pour un travail bien fait, pour une bonne idée ou pour une contribution. Les grandes messes sous chapiteau et autres repas des troupes au restaurant restent un puissant ciment d’équipe. Mais le simple fait de souligner à point nommé les attitudes et initiatives gagnantes permet à chacun de s’appuyer au quotidien sur un référentiel de comportements précurseurs de réussite. Privée de reconnaissance, l’équipe continuera bien sûr à fonctionner mais « à minima », sans donner la pleine mesure de son engagement et de ses ambitions.

Source : Manacoach- www.manacoach.com

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