Même si tout le monde sait parler, peu de personnes savent réellement communiquer oralement.
La communication est un partage, un échange, une mise en commun. A ne pas confondre avec l’information qui consiste en la production et la transmission d’un message. Communiquer c’est « parler à » plutôt que parler « de ». Et, dans le même esprit : parler « je » plutôt que « tu ». |
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Voici quelques pistes de réflexion qui vous permettront de réfléchir à votre mode habituel de communication. En commençant par deux notions de base, définis par l’Analyse Transactionnelle: le profil psychologique et la position de vie qui influencent tous deux nos contacts avec les autres.
Quel(s) profil(s) avez-vous tendance à adopter ?
Parent, enfant ou adulte : voici trois profils différents, définis par l’Analyse transactionnelle, que nous pouvons adopter dans nos communications avec les autres. A chacun d'eux correspondent un comportement, des expressions, un ton, des gestes adaptés à certaines situations professionnelles.
- Parent - Je contrôle
Quand j'énonce règles et devoirs et les fais appliquer, je suis un parent normatif. Quand j'accueille les besoins et développe les motivations, je suis plutôt un parent nourricier. Quand je critique, écrase, abuse de mon autorité, je suis un parent persécuteur. Enfin, quand j'agis à la place des autres, je suis un parent sauveur, mais qui étouffe.
Domaine d'intervention : valeurs, normes, règlement intérieur.
- Adulte - Je pense et j'écoute
J'interroge avec neutralité. Je suis capable de prendre du recul et de raisonner sans préjugé ni illusion. Je réfléchis avant de prendre une décision. Je repère les dysfonctionnements et les analyse pour trouver des solutions. Je tiens compte de l'avis des autres pour affiner des propositions. Je fixe des objectifs réalistes.
Domaine d'intervention : organisation, méthodes, moyens.
- Enfant - Je ressens
Enfant adapté, j'accepte les normes de mon environnement. Enfant libre, j'exprime mes sentiments ; je suis indépendant et créatif. Enfant rebelle, je conteste l'ordre établi ; je suis impulsif et agressif. Enfant tyrannique, j'exige que les autres se plient à mes volontés ; je suis égocentrique. Enfant soumis, je subis les règles et rumine dans mon coin.
Domaine d'intervention : créativité, motivation, ambiance.
Quelle position de vie adoptez-vous ?
La communication entre les individus est conditionnée par les "représentations" que les uns ont des autres : ce sont nos positions de vie.
Ces positions peuvent influencer la communication de deux manières :
- Nous interprétons le réel en fonction de l’une d’elle qui nous est habituelle
- Nous provoquons des situations pour renforcer cette croyance privilégiée
Chacun des deux pôles de la relation peut être perçu positivement (+) ou négativement (-) :
- (+ -) Je me survalorise (+) et je dévalorise les autres (-); c'est la situation d'une personne qui manque de considération pour les autres, les dévalorise ou ne leur fait pas confiance. Elle interprète les positions de vie en termes de pouvoir.
- (- +) Je me dévalorise (-) et je survalorise les autres (+); c'est une situation d'effacement et de complaisance. L'objectif de la personne est avant tout d'être acceptée, d'être aimée, car ayant un sentiment d'infériorité, elle se voit impuissante et se croit plus faible qu'elle n'est en réalité.
- (- -) Je me dévalorise (-) et je dévalorise les autres (-); c'est une situation de résignation, une position de spectateur de soi-même et des autres. Cette personne préfère ne rien demander plutôt que d'essuyer un refus.
- (+ +) Je m'accepte et j'accepte les autres; c'est une situation constructive, car dans cette position la personne a confiance en ses propres capacités et fait confiance aux autres, elle a conscience de ses propres responsabilités.
Connaissez-vous les 4 attitudes qui favorisent la communication ?
- Pratiquer l’écoute active
L'écoute active exige des efforts. Il ne suffit pas de se concentrer sur les faits, les chiffres et les idées. Il faut « absorber » ce que l'on entend, établir des liens avec sa propre expérience.
- Ne quittez pas votre interlocuteur des yeux
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Ne l’interrompez pas sauf pour poser une question ou reformuler / vérifier un de ses propos
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Penchez-vous vers l'avant et écoutez avec tout votre corps
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Portez attention au langage corporel de votre interlocuteur, à ses expressions faciales et au ton de sa voix; tous ces éléments font partie du message
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Faites des signes de tête affirmatifs lorsque votre interlocuteur fait valoir des points avec lesquels vous êtes d'accord
- Faire preuve d’empathie
L'empathie, c'est l'art de se mettre dans la peau de l'autre tout en l'écoutant attentivement afin de mieux comprendre son point de vue et son raisonnement.
- Qu'essaie-t-il de me dire?
- Qu'est-ce que cette affirmation signifie pour lui?
- Comment voit-il le problème?
- Poser des questions
- Pour connaître le cadre de référence, l'opinion et les idées de l’autre
Quel est votre sentiment à l'égard de …?
Comment voyez-vous la situation ?
Que pensez-vous de …?
-Pour obtenir des éclaircissements
Cet aspect n'est pas clair. Comment faites-vous quand …?
Pourriez-vous donner quelques exemples de ce que vous voulez dire?
- Pour dégager une solution
Il me semble que nous sommes d'accord à ce sujet. Reconnaissons-nous que …?
- Distinguer les faits et l’interprétation des faits pour garder le bon cap et garder un dialogue constructif, en tenant compte des 9 niveaux de déformation possible d’un message.
- ce que je pense,
- ce que je veux dire,
- ce que je crois dire,
- ce que je dis,
- ce que vous voulez entendre,
- ce que vous entendez,
- ce que vous croyez comprendre,
- ce que vous voulez comprendre,
- ce que vous comprenez.
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