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Demande de catalogue

Souriez, vous êtes chez vous !

 
Le fait de rentrer chez soi dans de bonnes conditions, après une journée de travail, suppose une procédure de ralentissement mental. Le plus difficile, c’est de passer du rythme de vie trépidant du bureau à une soirée paisible à la maison. Pour y parvenir, essayez de ne pas appliquer le même style d’organisation et de discipline au boulot et chez vous.

N’accordez pas à chaque événement banal de la vie de tous les jours le degré d’attention, d’urgence et d’exigence intense que vous accordez à votre travail.
Sur une feuille, dressez une liste des "Il faut" qui vous incombent. Par exemple : « II faut tondre la pelouse », « Il faut mettre de l'ordre dans la pièce », etc.
Ensuite, indiquez sur une échelle de 1 à 4 l'importance relative des différents énoncés qui se trouvent sur votre liste:
1) II faut absolument
2) Il faut vraiment
3) Il faut bien
4) Il faut plus au moins
Reprenez votre liste en examinant si les "Il faut" proviennent surtout de vous ou de l'extérieur. Exemple: Il faut mettre de l'ordre dans la pièce parce que cela vous ferait plus de place ou pour éviter que les autres pensent que vous êtes désordonnée.
Montrez vos résultats à votre conjoint et confrontez vos différences de perception.
Reprenez une autre fois votre liste et demandez-vous si vous pouvez remplacer certains"Il faut" par "j'ai envie". Cela risque de modifier sensiblement votre attitude lors de l'accomplissement de la tâche.

16h30 : l’heure du pilote automatique

Voici un autre type d’approche qui vous aidera à ralentir la cadence sur le chemin psychologique qui vous mène à vos pénates.
Evitez d’exécuter le travail le plus exigeant de votre programme à la fin de la journée. Vous risqueriez de transporter votre fébrilité avec vous et de la ramener à la maison. En revanche, consacrez votre dernière heure de travail à la tâche la plus simple de votre journée. Par exemple, utilisez les trente dernières minutes pour répondre à vos appels téléphoniques, feuilleter vos brochures professionnelles, faire vos photocopies, répondre à vos mails, ranger vos tiroirs ou nettoyer votre bureau. Ces activités paisibles constituent d’excellents moyens de détourner votre attention du travail pour la fixer sur la perspective d’une soirée tranquille à la maison.

Les vertus de la paix négociée

L’une des raisons pour lesquelles la plupart des gens restent au bureau après les heures de travail est le besoin de solitude. Et pourquoi ne pas essayer de négocier un peu de répit lors de votre retour à la maison ? Vous avez le droit d’être laissé à vous-même pour un petit moment quand vous rentrez le soir, à condition de négocier avec tact cet instant de décompression. Annoncez à votre conjoint et à vos enfants que vous êtes content de les voir et que si vous désirez être seul pendant un moment, c’est pour être capable de mieux les apprécier par la suite.

« Ta journée de travail s’est bien passée ? »

Les sentiments que vous éprouvez à la fin d’une journée de travail sont souvent faussés : ce sont des sentiments intenses mais passagers. Il peut donc être prudent de les examiner dans la solitude pour mieux les mettre en perspective.
Dans cet esprit, si vous souhaitez avoir la paix en rentrant chez vous, mieux vaut donc éviter de répondre aux questions relatives à votre journée. Vous avez tout à fait le droit de manifester votre besoin de silence avec gentillesse et fermeté. Mais attention : il ne faudrait pas que votre mutisme soit interprété par vos proches comme de la cachotterie, un manque de confiance ou un refus d’exprimer vos émotions. A la question « comment s’est passée ta journée ? », voici deux types de réponse qui vous aideront à sauver la mise : « Décevant ; je ne veux même pas y penser une seconde de plus ce soi » ou encore « Crevant. Je préfère l’oublier complètement ».

Si vous passez à table
Pendant que vous réfléchissez au résumé de votre journée, utilisez la formule éculée mais toujours efficace de la bonne et de la mauvaise nouvelle. Posez-vous la question : « Quelle est la pire chose qui m’est arrivée aujourd’hui ? Quelle est la meilleure ? Soyez prêt à annoncer deux types de nouvelles. Coupez et éliminez les termes tels que toujours et jamais. Ces mots sont de nature à frapper fortement l’imagination. El les disant, il se peut fort bien que les choses prennent immédiatement à vos yeux une tournure bien pire qu’elle n’est en réalité

Le pire n’est jamais certain

Il nous arrive à tous de revenir du travail possédé par la crainte d’un échec ou d’une calamité prochaine, écrasés sous le poids insupportable d’angoisses informulées. Dans ce cas, imaginez vous vivant une des pires aventures qui pourrait vous arriver dans un futur prochain ou immédiat. Imaginez-vous, par exemple, arpentant la ville désoeuvré et solitaire. Cette « plongée en enfer » imaginaire permet bien souvent de démystifier l’anxiété. Dès que vous mettez un nom sur vos angoisses muettes, vous les dépossédez de leur pouvoir, simplement parce que vous vous forcez à constater vos propres exagérations, la distorsion de vos projections en ce qui concerne votre avenir.
Le Spirit est une publication mensuelle de Buro Market consacrée aux ressources humaines et à l'esprit d'entreprise.
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