| Pour éviter ces écueils et détecter
les problèmes avant qu’ils ne menacent
la santé de l’entreprise, l’entrepreneur
dispose de plusieurs outils. Bien utilisés,
ceux-ci ont le mérite d’introduire
une culture du « chiffre » dans des
entreprises bien souvent dirigées au flair
et à l’intuition. Une gestion au
radar qui peut être dangereuse quand on
sait que ce qui n’est pas mesuré,
n’est pas géré.
Parmi les moyens offerts à l’entrepreneur
pour détecter et anticiper les problèmes,
citons ces deux documents complémentaires
que sont le business plan et sa version opérationnelle,
le tableau de bord de gestion. Pour mener son
entreprise au succès, le créateur
ou l’entrepreneur doit visualiser en permanence
le long terme (se fixer un cap) et le court terme
(choisir la route pour atteindre ce cap).
Le long terme (1 à 2 ans)
: gérer le long terme signifie élaborer
les stratégies nécessaires
pour assurer le développement et
la pérennité de l’entreprise.
Ces stratégies doivent intégrer
:
- des données externes : attentes
des actionnaires, besoins des clients,
positionnement concurrentiel, évolution
technologique, données politiques
et sociales ;
- des données internes : ressources
financières, techniques et humaines
de l’entreprise.
Le court terme (3 à 6 mois)
: gérer le court terme signifie développer
des plans d’exécution de ces
stratégies. Ces plans d’action
doivent intégrer en permanence les
contraintes et les ressources venant des
finances, des clients, des processus métier
et des collaborateurs
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Le business plan : outil de la stratégie
Le business plan est le dossier de présentation
économique (ce que les acteurs peuvent
attendre comme retour de leur investissement),
organisationnel (les processus de réalisation
de ce que l’entreprise vend et l’organigramme
des fonctions) et financier (les besoins en trésorerie)
qui décrit de manière claire et
exhaustive un projet d’entreprise et permet
au dirigeant de projeter le développement
de son entreprise et de présenter une vision
sur l’avenir.
Le business-plan est donc en quelque sorte le
CV de l’entreprise. Il passe en revue le
parcours de l’entreprise, met en valeur
les points forts du concept, exprime une ambition
dont il démontre la faisabilité.
- La première utilité du business-plan
est d'ordre pédagogique. Sa rédaction
oblige à coucher noir sur blanc les idées
conceptuelles et les moyens de les réaliser.
Présentez ce plan de manière ordonnée
et cohérente ! Les questions délicates
ne manquent pas : quelle est la valeur ajoutée
du projet par rapport aux produits déjà
existants ? Quelle est sa clientèle potentielle
? Suis-je bien la personne la plus compétente
pour le mener à bien ?".
- Le business-plan modèle n'existe pas.
Le meilleur sera celui qui correspondra la plus
à l’entreprise et non un genre
de document standard complété
à la légère.
- Le projet d’entreprise doit laisser
entrevoir les développements technologiques
futurs, l'ambition du créateur, le budget
de lancement et les perspectives de développement.
Le contenu détaillé du projet,
le business-model (les sources de revenus),
l'exploitation et le sponsoring sont évidemment
autant d'éléments à intégrer
à la présentation du projet entrepreneurial.
- Objectifs à retenir dans l'élaboration
du dossier : faire apparaître clairement
la valeur ajoutée apportée par
le projet et l'équipe qui le porte, détailler
le marché visé (chiffres clés
du secteur à l'appui) et l'état
de la concurrence (une étude de marché
préalable est ici indispensable), proposer
des projections de l'activité à
trois et cinq ans.
| Pour élaborer votre business
plan de façon rigoureuse : faites
vous aider.
Voici les quelques règles de base
d’un contenu efficace
- Formulation courte et précise
- Présentation claire
- Emploi restreint de termes techniques
- Longueur: 20 à 30 pages
- Distinction entre les faits et les projets
- Justification de toutes les prévisions
- Mention des aspects positifs et des aspects
négatifs
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