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Le cerveau, organe prioritaire !
Les besoins énergétiques du cerveau
sont très importants car il travaille jour
et nuit. Quand nous rêvons, les besoins
en énergie de certaines régions
frontales augmentent de 30 %. Or si le cerveau
ne représente que 2 % de notre masse corporelle,
il absorbe 20 % de l’oxygène que
nous respirons et 20 % de l’énergie
alimentaire que nous consommons. Le cerveau est
un organe très protégé et
très prioritaire. Par conséquent
quand il ressent un manque, il va puiser directement
son alimentation dans les autres organes, au risque
de les affaiblir.
Quand la variété donne
des idées
L’important, pour bien nourrir son cerveau,
consiste à varier les plaisirs et les mets.
Selon le Dr Jean-Marie Bourre, auteur de La Diététique
du Cerveau, «l’homme, omnivore, doit
absorber et intégrer le savoir-faire d’autres
formes de vie pour assurer et préserver
la sienne.
Le refus de «viandes» (aériennes,
maritimes et terrestres) bride le cerveau, intellectuellement
et physiquement. Les produits animaux (œuf,
lait, viande) sont en effet les principaux fournisseurs
d’acides aminés essentiels et de
vitamines du groupe B.» Pour éviter
d’encrasser vos artères, préférez
cependant le poisson à la viande rouge.
Le matin et le midi, prévoyez des repas
protidiques: lait écrémé,
yaourt maigre, œuf ou tofu pour les amateurs,
puis viande blanche, crustacés ou poisson.
Ajoutez-y des légumes verts, que vous arrosez
d’huile de colza, de noix ou d’olive
et accompagnez le tout d’un morceau de pain
complet, par exemple. En dessert, un fruit et
quelques noisettes, noix, amandes feront l’affaire.
Une poignée d’oléagineux,
c’est non seulement un encas hyper-protidique,
mais aussi la certitude d’ingérer
de bonnes graisses et des minéraux. Le
soir, contentez-vous d’une collation légère
et digeste.
Marcher, c’est piétiner
ses soucis
Toutes les études montrent que la pratique
d’une activité physique modérée,
comme la marche active, par exemple, est associée
à un cerveau en meilleure forme. Indépendamment
de tout autre facteur, les scientifiques affirment
que chaque kilomètre de marche parcouru
en plus représente 13% de déclin
cognitif en moins. Le simple fait de marcher minimum
3 km par semaine (de façon assez soutenue
quand même) est déjà très
positif. Cette action bénéfique
ne provient pas uniquement d’une amélioration
de la capacité de pompage du cœur.
L’activité physique modérée,
même si on ne s’y met qu’à
60 ans ou plus, entraîne la production de
nouvelles dendrites (ports de connexion des neurones),
accélère la croissance neuronale
et stimule diverses régions du cerveau.
Même la mémoire et les autres activités
intellectuelles sont dopées, peut-être
par le biais de substances sécrétées
uniquement lors de la pratique sportive.
L’intelligence s’améliore
avec l’âge
Si l’on en croit le Docteur Robin, médecin
nutritionniste spécialiste du vieillissement,
« avec l’âge, c’est la
façon d’utiliser ses neurones qui
se transforme. Jusqu’à l’âge
de 30, 40 ans, l’intelligence fluide est
au premier plan. Grâce à elle, on
apprend vite, on mémorise sans effort,
on parvient à résoudre les équations
parfois complexes de la vie quotidienne avec rapidité
et justesse. C’est d’ailleurs là
la qualité principale de cette intelligence
: l’aptitude à gérer de nouveaux
problèmes.
Dès le milieu de la trentaine, l’intelligence
fluide s’estompe pour faire place à
l’intelligence cristallisée. C’est
ce que les grands adultes appellent parfois l’expérience
ou la sagesse : l’intelligence cristallisée
est la fille de l’intelligence fluide et
du savoir acquis. Elle ne croît que progressivement
et décline plus lentement encore.
Quand intelligence rime avec expérience
D’accord les seniors répondent plus
lentement aux questions de rapidité. Mais
leur vocabulaire moyen comporte 6000 mots, contre
2000 pour l’étudiant. D’accord
leur capacité d’attention est plus
faible (ils ne peuvent apprendre quelque chose
en écoutant de la musique comme ils le
faisaient quand ils étaient ados) mais
ils ont tendance à appréhender un
problème de façon plus globale et
plus juste que les plus jeunes. Bref : c’est
une intelligence différente qui apparaît.
Tu comprendras quand tu seras plus…
vieux
Evoluer, se transformer, s’enrichir chaque
jour est une qualité. L’une des études
les plus larges recherchant les liens entre le
vieillissement et la baisse de l’activité
intellectuelle est franchement encourageante.
Le Seattle Longitudinal Study démontre
que pour un individu en bonne santé, les
performances intellectuelles sont insignifiantes
avant 65 ans, et tout à fait modérée
avant 80 ans ! »
Sources
- « Gym intelligence » de Monique
le Poncin, Editions du Rocher
- « Mind map » de Tony et Barry
Buzan, Editions d’Organisation
- « Fortifiez votre mémoire »
d’Olivier Calon, Bayard
- « Un cerveau en pleine forme »,
par Anne Dufour et le Dr Jean-Marie Robin, Editions
Marabout
- « La Diététique du Cerveau
», du Dr Jean-Marie Bourre, Editions Odile
Jacob
- http://www.edicom.ch
- http://www.quotimed.com
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