| Face à une situation stressante, l'individu
est le siège de réactions hormonales
complexes. Celles-ci sont marquées dans un
premier temps par la libération de ce que
l'on a appelé " les hormones du stress
", adrénaline et noradrénaline,
destinées à nous préparer à
l'action physique, à nous permettre de "
passer l'obstacle ".
Puis dans un second temps, si les facteurs de
stress se maintiennent, les hormones cortico-surrénales
entrent en action : elles sont destinées
à favoriser notre endurance et notre résistance,
à nous permettre de " tenir le coup
".
Toute cette chimie est parfaitement au point
mais il arrive parfois que, trop sollicitée,
elle dépasse ses objectifs ou se dérègle
quelque peu. Le stress peut alors déboucher
sur des maladies psychosomatiques. C'est le cas
par exemple d'un grand nombre d'allergies et de
maladies de peau, de l'asthme, mais aussi de certaines
hypertensions artérielles et maladies coronariennes.
| Les trois stades de réaction
au stress La phase d'alarme
Elle correspond au stress aigu.
C'est ce qui se passerait par exemple si
au cours d'une croisière en mer,
vous tombiez dans l'eau glacée en
pleine nuit. L'organisme mobilise alors
instantanément ses défenses
pour s'adapter très vite aux besoins
de la situation : nager, crier, se repérer,
chercher un endroit, un objet où
s'accrocher.
La phase de résistance
Elle correspond à l'adaptation plus
durable à la situation stressante.
Exemple : personne n'a entendu vos appels
et vous devez vous résigner à
nager pour flotter, en attendant que l'on
remarque votre absence et que l'on vienne
à votre recherche. Durant cette phase,
votre organisme fonctionne toujours de manière
à répondre aux besoins, mais
plus dans un esprit d'endurance que de performance.
La phase d'épuisement
Où les ressources de l'individu ne
lui permettent plus de s'adapter à
la situation. Par exemple : après
plusieurs heures dans l'eau froide, votre
température commence à baisser,
vos muscles sont de plus en plus faibles,
votre vigilance altérée et
vous commencez à vous laisser couler.
Ces trois phases correspondent souvent à
des aspects moins dramatiques de notre vie.
Par exemple, en milieu professionnel : annonce
d'un gros surcroît de travail (alerte),
efforts importants pendant plusieurs jours
pour le faire vite et bien (résistance),
démoralisation face à la difficulté
de mener la tâche à bien et
besoin de se reposer (épuisement). |
Quels sont les signes avant-coureurs
d’un stress aggravé ?
Lorsque le stress se prolonge, des changements
significatifs de comportements laissent normalement
savoir que quelque chose ne tourne pas rond.
Voici quelques signes spécifiques :
- manque de joie, de spontanéité,
de bonheur et d'enthousiasme;
- manque de tolérance envers les gens
et état d'irritabilité, en particulier
au cours de discussions ou de désaccords;
- explosions de colère;
- difficulté de concentration ou incapacité
à prendre des décisions simples;
- augmentation de consommation d'alcool et
de drogues;
- impatience ou difficulté à
être seul;
- maladies physiques fréquentes et difficulté
à s'en remettre;
- cauchemars et mauvais rêves répétés;
- repli sur soi-même (liens coupés
avec les amis et aucune participation à
des activités sociales) ;
- essoufflement, étourdissement et palpitations
fréquents;
- perturbation dans la structure du sommeil
(se réveiller souvent pendant la nuit
ou très tôt le matin);
- sensation d'impuissance et remarques cyniques;
- attitude pessimiste et incapacité
de faire face aux événements de
la vie ;
- perte de confiance en soi ;
- baisse de la motivation ;
- diminution de la créativité,
de la mémoire ou de la concentration
;
- augmentation du nombre d'erreurs commises.
Source :
« Le stress, c’est la vie »,
Dr Soly Bensabat, Fixot
« Halte au surmenage », Marie Haddou,
J’ai Lu
« L’anxiété »,
Dr Laurent Chneiweiss, Dr Eric Albert
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