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Demande de catalogue

Comment gérer les enquiquineurs au travail ? – 1ère partie

 
Du flemmard masqué à l’angoissé dirigiste, du râleur incarné à la victime impénitente, nous avons tous peu ou prou enduré le comportement caricatural de certains collègues ou relations de travail. Si les petits travers de caractère donnent souvent du piment à la vie de bureau, ils peuvent aussi à la longue empoisonner notre existence.

Pour lutter contre ce phénomène insidieux, voici quelques conseils qui vous aideront à désamorcer les fâcheux dûment répertoriés par Patrick Bouvard et Jérome Heuzé dans leur dernier livre « Insupportables Collègues » paru aux Editions d’Organisation. Toute ressemblance avec des enquiquineurs ayant existé est parfaitement volontaire.

Cédric, l’invertébré créatif

Adepte du management participatif, il écoute avec le plus grand intérêt les doléances de ses collaborateurs, promet avec ardeur d’y répondre ensemble, plus tard.
Cédric a ainsi le don de décevoir. Quelques mois de projets fumeux et autres innovations ont suffit à démotiver toute une équipe. Chacun s’est pourtant réjoui d’être tombé sur un manager aussi empathique et ouvert. Mais la confrontation à la réalité des idées non réalisées et des promesses non tenues a vite eu raison des meilleures volontés.
Naturellement démagogue, il déteste se mettre les gens à dos et sa peur du conflit l’empêche de poser des actes « consistants ».

Comment faire agir Cédric ?

En le forçant à assumer ses décisions. Pour cela :
- Demandez-lui régulièrement où il en est concrètement dans l’engagement qu’il a pris avec vous ;
- Faites apparaître que la valeur et la créativité de votre avis viennent en fait de lui mais que vous vous chargerez de la mise en œuvre. Dites-lui, par exemple, « suite à votre suggestion géniale de la semaine dernière, j’ai lancé les opérations depuis trois jours et tout le monde est admiratif ».
- N’hésitez pas à lui rappeler les décisions qui sont restées lettre morte.

Julia, ou la victime née

Julia est une collaboratrice de rêve. Foncièrement honnête, elle aime le travail bien fait et son sens de l’abnégation en dépanne plus d’un. De nature discrète et sensible, le moindre reproche est pour elle une blessure durable. Elle est persuadée que son sens du sacrifice lui vaudra la reconnaissance de tous. Elle est la victime idéale et le souffre douleur rêvé des petits chefs.

Comment valoriser Julia ?

- Empêchez-la de vous aider malgré elle.
- N’oubliez pas de la considérer comme un élément de valeur pour votre équipe même si elle ne se met pas en avant ;
- Ne trahissez pas sa confiance, vous pouvez compter sur elle, ne l’oubliez pas.
- Ne la plaignez pas et ne la laissez pas se poser en victime.

Chantal, ou le stress dépassé

Chantal est une jeune femme active qui partage sa vie entre l’entreprise et sa noble charge de mère de famille. Elle court après les choses à faire et le temps qui manque. Bref : elle se soumet avec assiduité à la loi ultra-moderne du stress dépassé, état de nervosité extrême inspirée du coma du même nom. Le front plissé, elle porte son quotidien comme un fardeau, et s’épanche incessamment en lamentations et en jérémiades. Elle inonde tout un chacun de ses soucis et finit par contaminer de son pessimisme l’ambiance de son équipe.

Comment supporter Chantal ?
- Répondez-lui d’une diction inverse à la sienne : ton de voix posé, débit vocal lent, pause entre les mots et les phrases, sourire…
- interrogez-la systématiquement sur le pendant positif des catastrophes qu’elle vous raconte.
- si vous êtes son supérieur, instaurez une règle : obligez-là à vous annoncer au moins une bonne nouvelle par semaine, aussi infime soit-elle.

Jacques, ou le contradicteur systématique

Jacques n’est jamais d’accord sur rien. Quoi qu’on lui dise, il est contre. C’est un principe. Le fonctionnement de son esprit : thèse, antithèse… foutaise ! Quel que soit le sujet, le ton ou l’enjeu de la conversation, Jacques conteste, débat, discute : en un mot il ergote. Quoi que vous lui disiez, il cherche systématiquement la faille de votre raisonnement. Toute son énergie est mobilisée pour détecter les inconvénients cachés de vos propositions. Parfaitement insensible à ce que vous pouvez lui répondre, il persiste dans ses objections jusqu’à l’exaspération. La vôtre, évidemment. Lui-même reste d’un calme horripilant. Quand on l’accuse d’exagérer, il prétend invariablement se faire l’avocat du diable, sous prétexte que : c’est en confrontant ses idées qu’on les éclaircit…

Comment argumenter avec Jacques ?
- Utilisez calmement la technique du disque rayé.
- Poussez-le dans ses retranchements lorsque vous sentez qu’il s’oppose par principe, mais qu’il connaît mal le dossier.
- Posez-lui des questions désarmantes même si elles paraissent un peu à côté du sujet.
- Ne vous énervez pas et affichez un franc sourire pendant qu’il parle ; c’est lui qui va s’énerver à la longue.
- Ne donnez jamais votre avis avant de lui avoir fait exprimer le sien ; vous vous appuierez ainsi sur des propos qu’il ne saurait réfuter.

Source :

« Insupportables collègues », Patrick Bouvard, Jérôme Heuzé, Editions d’Organisation.

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Une publication mensuelle de Buro Market – Editeur responsable: Isabelle Olivier – Les textes et photos publiés dans le Spirit sont protégés par copyright. – Plus d'info? Contactez- nous!
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